Pour des utilisations précises : pour des zones lointaines et peu peuplées, certains voient des solutions comme la combinaison de satellite / WiFi. Les satellites envoyant leur signal à des relais distribuant le haut débit jusqu’à 4 Km à un maximum de 50 utilisateurs via des antennes WiFi locales (voir le White Paper d’Alcatel : High speed Internet in sparsely populated areas).

Pour des utilisateurs répartis dans des zones jusqu’à 15 Km et des nombre d’abonnés par zones largement supérieur, une alternative en attendant que le WiMax démarre est la Boucle Locale Radio (BLR ou WLL : Wireless Local Loop) sans licence. Des plages de fréquence autour de 5Ghz par exemple sont disponibles en France depuis fin octobre, avec des contraintes précises : puissance maximum à ne pas dépasser, et saut automatique de fréquence en cas d’émission d’un radar militaire dans la zone (DFS : Dynamic Frequence Shift).

Du côté des fournisseurs de technologie associés, Motorola a un produit, Canopy, déployé depuis 4 ans déjà dans une centaine de pays dont une dizaine en Europe. D’une installation très rapide, il peut, avec une base composée de 4 secteurs fournir un débit de 4,7 (uplink) x6=28,2 Mbps et donc envoyer, par exemple, un débit descendant de 512 Ko à 55 utilisateurs simultanés (1200 abonnés) dans un rayon de 1,6 Km ( moitié moins de débit pour 3,2 Km). Pour atteindre des utilisateurs plus distants, un relais (backhaul) peu, avec une parabole en ligne de vue, relier des bases jusqu’à 16km.

La faiblesse de la solution pourrait être due, en premier lieu, à l’interférence avec les radars : mais on a vu plus haut que ce point était adressé. Deuxième risque : la saturation par un nombre excessif de réseaux : on nous a répondu que le cas ne s’était pas encore présenté dans la pratique, mais il y a vraisemblablement un impact sur les débits garantis (plus faibles ou moins garantis qu’en bande licenciée). Dernier risque : l’interférence des autres réseau : il se trouve que le seuil de brouillage de la solution est assez bas, et que, en dernier recours, elle peut changer de fréquence grâce au mécanisme de DFS.

Les applications sont assez diverses : couverture de zones résidentielle (comme à Alicante) ou d’entreprises, e-learning (Afrique du Sud), Diagnostique médical à distance (expérimentation pour Belle-Île et ses dépendances en Bretagne) etc.… Le produit sera lancé officiellement en France début 2006. Des chiffrements de cases font état, pour la configuration de base avec un Access Point (récepteur) et un Service Point (base avec un secteur) : de l’ordre de 1400€, plus le côut de raccordement de la base à un résau filaire haut débit. En complément et en avance de phase sur le WiMax, le réseau relais (backhaul) peut même être compatible (MOTOWi4 backhauls) ! Une opportunité à envisager… qui veut offrir du service Wireless ?!