Les nouvelles techniques numĂ©riques (la compression des communications transmises) permettent de diffuser, dans un mĂŞme canal analogique, cinq ou six programmes organisĂ©s en "multiplex de programmes" (dits « Mux »).

La télévision numérique terrestre (TNT) est diffusée en utilisant les normes DVB-T. Elle est diffusée dans les bandes allouées à la télévision VHF-III / UHF-V et déjà utilisées pour la diffusion des chaînes hertziennes analogiques.

Avec la norme DVB-T, les images numériques sont codées selon la norme MPEG-2 ou en MPEG-4 pour la TNT HD.

La compression du signal va permettre de libérer des fréquences et de renverser la proportion actuelle entre l'analogique et le numérique dans la diffusion hertzienne. Le spectre des fréquences n’accueillera plus de diffusion en mode analogique.

2005 Source : CSA

Grâce au passage de la télédiffusion analogique à la transmission numérique trois à six fois moins de fréquences radioélectriques seront nécessaires.

Cela signifie que quelque 300 à 375 MHz des fréquences actuellement attribuées à la radiodiffusion terrestre pourraient être libérés et redevenir disponibles.

On emploie le terme de «dividende numérique» pour désigner ces fréquences libérées.

Source : CSA

La question est de savoir ce qui va ĂŞtre fait des ces frĂ©quences « libĂ©rĂ©es », c'est-Ă -dire de ce dividende.

Jusqu'Ă  prĂ©sent la plus grande partie des « frĂ©quences en or » (avec des conditions de propagation idĂ©ales pour les systèmes mobiles) est utilisĂ©e pour la tĂ©lĂ©vision hertzienne analogique pour une rĂ©ception fixe.

La télévision hertzienne n’aura donc plus besoin dans l’avenir d’autant de ressources en fréquences. Il semble désormais important de soutenir pleinement la libération d'un dividende numérique en bande UHF au bénéfice des radiocommunications mobiles, c'est-à-dire au bénéfice des opérateurs de téléphonie.

De ce choix d’attribuer les frĂ©quences aux opĂ©rateurs va dĂ©pendre l’accès de tous aux services mobiles. La raison est simple : plus les frĂ©quences sont hautes et plus il faut multiplier les relais : ce coĂ»t prohibitif milite pour que la tĂ©lĂ©phonie mobile accède Ă  des frĂ©quences plus basses. Celles du dividende numĂ©rique permettraient de rĂ©pondre Ă  ces besoins. Dans le cas contraire, la fracture numĂ©rique mobile entre villes et campagnes risque de s'accentuer dans les annĂ©es Ă  venir.