Avec pas moins de 175 demandeurs, la license WiMax fait une entrée ‘fracassante’ sur le marché français . Cette technologie de transmission large bande, avec des débits allant jusqu’à 75 Mbps (à partager entre les utilisateurs d’une cellule :+/-2 Mbps par personnes ) est l’analogue du WiFi mais avec des couvertures de relais (en ligne de mire) allant jusqu’à 50 km et des couvertures d’utilisateurs autour d’une base entre 5 et 8 Km en pratique. Il s’appuie sur la norme 802.16 e. Présente dans plusieurs pays, elle arrive en France au début de l’année prochaine avec le lancement de la procédure d’attribution des ressources en août dernier et l’attribution des licences régionales début 2006.

Cette technologie , en cours de déployement en Amérique du Nord commence à faire aussi l’objet de déploiements tests en Europe et en Asie depuis la rentrée.

Quel type de service espérer à ce moment là ? Cela va dépendre de la façon dont les licences sont attribuées d’une part et de l’intérêt / la stratégie des différents acteurs. Une première utilisation de la technologie est la couverture de Zone rurales ou à faible densité ou l’ADSL n’est pas implanté. Les autres utilisation dépendent de la stratégie propre à chaque acteur : vendre ou utiliser du haut débit, concurrencer le marché mobile ( avec notemment la technologie WiBro, un standard Coréen, qui va être rendu compatible avec le WiMax), concurencer le 3G. Sur ce dernier point, un site d’information du WiMax citant le site de veille technologique l’Atelier (3G ou Wimax : qui dominera le marché ?) pense que le 3G a une avance suffisante - 3 ans - sur le WiMax. D’autre enfin pensent que cette technologie vient en complément des autres technologies, comme Jean-Pierre Bienaimé, président du Forum UMTS. Car elle fournit moins de mobilité (plus faible rayon d’action et pas de roaming quand l’utilisateur se déplace ) que la 3G mais plus de débit.

Dans la pratique, surtout un acteur avait anticipé un éventuel succès du standard : Altitude Télécom, qui avait racheté toutes les licences de Boucle Locale Radio (BLR ou Wireless Local Loop : WLL) des autres opérateurs lorsque WiMax ne faisait pas encore les titres. Iliad télécom, nouveau propriétaire d’Altitude Télécom, est donc l’unique possesseur d’une licence WiMax au niveau national. Il se trouve aussi que c’est à lui qu’appartient Free Telecom. Des offres mixes ADSL / WiMax en perspective ou une simple extension de la couverture ? Pour les autres licences, il semble qu’elle seront régionales. Cela signifie que les acteurs qui veulent avoir un réseau national , devront proposer des prestations interessantes ( en terme de couverture des zones à faible densité par exemple) et / ou trouver des accords avec d’autres acteurs. Ceci donnera obigatoirement un autre visage à un réseau plus ‘fragmenté’. Sur ce sujet, il est interessant d’observer ce qu’il se passe aux Etats-Unis ou il y a aussi un acteur dominant (Sprint) et où la rareté des licenses dégage des gagnants et des perdants ( WiMax USA: Spectrum Crunch Ahead ).

Quels délais pour la mise en place de tout cela en France, Christian Ollivery, en charge des questions de régulation à Motorola, ne voit pas le déploiement avant le 3eme trimestre 2006. La cause du retard de la France ? Peut être le risque de concurrence avec la 3G (et ses investissement astronomiques) qui a pu pousser notre pays ainsi que la Finalnde a bloquer un temps l’attribution des licence au niveau Européen. Les militaires français étaient aussi plus pointilleux sur l’ouverture de leurs fréquences, mais il se trouve que cela à fait avancer la réflexion qui était allé un peu vite en besogne dans d’autres pays européens et même aux Etat-Unis fait remarquer Christian Ollivery. Ce délai offre-t-il un créneau pour des technologies de BLR identiques mais sans licence en attendant ?